puddle of mudd

puddle of mudd
groupe : Puddle Of Mudd
formé en : 2000
membres :
- Wesley Reid Scantlin (chant + guitare)
- Paul James Phillips (guitare)
- Douglas John Ardito (basse)
- Greg David Upchurch (batterie)
site officiel :




Puddle Of Mudd est un jeune groupe de rock/grunge/punk. La formation est composée de quatre américains : Wesley Reid Scantlin, Douglas John Ardito, Paul James Phillips et Greg David Upchurch.
Après s'être fait remarqué par Fred Durst (Limp Bizkit) pour sa voix ressemblant étrangement à celle de Kurt Cobain (Nirvana) , Wesley se fait "pistonner" par le leader de Limp. Il faut dès lors trouver des compères digne de ce nom à Wes. Après avoir vécu de petits boulots, et pour certains, déjà joué dans un groupe, les autres membres actuels de Puddle Of Mudd complètent la nouvelle formation Puddle.
C'est alors le début d'une "réussite" très rapide grâce à une forte promotion de l'incontournable Fred qui les signe sur son label Flawless et assure la production de leur premier album : Come Clean. Ils s'entourent également d'Andy Wallace pour le mixage. En quelques mois, Puddle of Mudd s'impose dans les charts du monde entier. Le deuxième extrait de leur album, Blurry y contribue ainsi que She Hates Me, un morceau violement inspiré des compos de Nirvana. En 2003, le groupe signe Life on Display.



album : Come Clean
sortie en : 2001
artiste : Puddle Of Mudd

01- Control
02- Drift And Die
03- Out Of My Head
04- Nobody Told Me
05- Blurry
06- She Hates Me
07- Bring Me Down
08- Never Change
09- Basement
10- Said
11- Piss It All Away

album : Life On Display
sortie en : 2003
artiste : Puddle Of Mudd

01- Away From Me
02- Heel Over Head
03- Nothing Left To Lose
04- Change My Mind
05- Spin You Around
06- Already Gone
07- Think
08- Cloud 9
10- Bottom
11- Freak Of The World
12- Sydney
13- Time Flies
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# Posté le dimanche 31 octobre 2004 09:14

Modifié le jeudi 18 août 2005 06:29

Serart

Serart

Serart, Kézako ? Derrière ce nom bizarre se cache la contraction des noms de 2 musiciens de génie, Serj Tankian (chanteur de System of a Down) et Arto Tuncboyaciyan (jazzman du groupe Night Ark et créateur du Armenian Navy Band). Arto (on l'appellera par son prénom désormais, ça sera plus simple pour tout le monde...) est également connu des fans de métal pour avoir composé l'instrumental complètement loufoque présent en guise de titre bonus sur "Toxicity".

Les 2 uniques membres du groupe se sont rencontrés à la fin des années 90, lors des Armenian Music Awards. Arto jouait alors avec une bouteille d'eau et un petit tambourin, et rien qu'avec ces 2 instruments, il a stupéfait Serj ! Ce musicien turc atypique joue en effet de très nombreux instruments, parmi lesquels on trouve la flûte de bouteille de Coca !

Après leur collaboration en 2001 sur "Toxicity", les 2 compères ont décidé de pousser plus loin leur aventure, et d'improviser pendant une semaine en studio. Ainsi est née la capture d'un moment magique, paru sur le label de Serj...

# Posté le dimanche 31 octobre 2004 09:10

interview shawn craw ( ancien mais bien )

interview shawn craw ( ancien mais bien )
C'est un Shawn très courtois et presque souriant qui nous emmène, accompagné de sa charmante épouse sur la terrasse d'un restaurant situé au coeur de la ville, au coin des deux rues qui constituent le seul point relativement animé de Des Moines. Le Clown est détendu, plein de bonne volontée ; il nous le dira lui même, on a de la chance car il est chez lui, donc de bonne humeur. Si notre conversation s'apparente souvent plus à une suite de bravades et de provocations qu'à un échange d'informations objectives, on s'aperçoit vite que derrière l'esbroufe se cache un discours étonnamment modéré.


Vous avez créé de nouveaux masques pour le nouvel album, peux-tu m'en parler ?
Shawn Crahan : J'ai travaillé avec un spécialiste des masques à Hollywood qui est lui même une rock star japonaise. J'ai conçu les masques en prenant compte de la personnalité et des désirs de chacun. Certains n'ont que très peu changé, ils sont mieux adaptés à nos visages, mais retiennent toujours autant la chaleur. On est pas comme ces groupes de petites lopettes.


Vous n'avez jamais penser à laisser tomber tout le concept du groupe masqué ?
S. C. Aussi longtemps que je jouerais dans Slipknot, je porterais un masque. Le jour où on fera ce que les gens attendent de nous, ça fera belle lurette que j'aurais quitté le music-business. On va faire 2, 3, 4 albums tout au plus et au revoir. Je le sais parce que je vois tous les groupes que j'admire, et ils sont à chier. Ils commencent à gagner du fric et ils deviennent nuls à chier. Je ne veux pas m'asseoir avec toi dans cinq ans pour que tu me dises combien on pue parce que je saurais que tu as raison et j'aurais envie de te démolir le portrait, tu vois ce que je veux dire ?


Oui, oui... Mais vous n'avez pas l'impression qu'à cause des masques les gens portent leur attention sur votre apparence plutôt que sur votre musique ?
S. C. Essaye un peu de mettre un masque et de jouer ce qu'on joue sur scène, tu ne pourras pas. Personne ne peut. Ça sonne prétentieux, mais c'est la vérité. Ils parlent des masques ? Tant mieux, c'est que ça marche. Et au moins, ils ne se concentre pas sur moi, ce qui était l'idée de départ. Écris dans ton article que j'ai quitté le groupe, je m'en fous ! Les gens qui nous critiquent représentent une part infime d'idiots. Qu'ils aillent se faire foutre, nous on est 100% vrais, notre musique est sérieuse, et j'en suis fier.


Vous avez dit que le nouvel album serait plus lourd, plus intense...
S. C. Il l'est. Il est plus violent, plus agressif, plus concentré. C'est la fin du monde mon pote. Nous sommes là pour te faire savoir que tout est fini, tu vas tout voir s'écrouler.


C'est votre message ?
S. C. Je ne peux pas parler pour les autres, c'est au Clown que tu t'adresses. Mon message serait : « Écoute bien Corey ». Il en fait sur cet album, pour nous comprendre, il faut accorder beaucoup d'attention à ce que chante Corey.




Il y a une véritable alchimie entre vous ?
S. C. Corey et moi sommes comme des frères, dans le ggroupe je suis plus proche de Sid (Wilson DJ #0) et Corey. On a les mêmes idées sur ce que devrait être Slipknot. J'en ai rien à battre du métal, du music business, de ton magazine, du gouvernement. Je suis là pour défendre toute une génération de kids dont les parents sont divorcés, qui sont gays ou lesbiennes et qui ne le comprennent pas, qui tombent amoureux trop tôt et se retrouvent enceinte trop tôt. Je représente ce monde qui devient trop rapide pour lui même, trop efficace, trop petit, trop tranquille. Nous sommes en train de nous détruire avec ça, mais c'est pas grave, la fin est proche.


On dirait un discours de prophète...
S. C. Si j'étais quelque chose, je serais plutôt un martyre. Je dois mon droit à la parole aux gamins. Ils gagnent de l'argent pour acheter mon album, venir à mon concert et il me donne le droit de monter sur scène et de dire ce que j'ai à dire. Ce qui m'exaspère dans la presse, c'est que personne ne veut croire quand on dit qu'on joue pour nos fans. Ouvre les yeux mecs, c'est comme ça que ça se passe : s'il ne payaient pas pour venir nous voir jouer, je serais pas là en train de te parler. Sans eux je suis rien, c'est pas compliqué.


Vous êtes un groupe de neuf personnes. Comment faites-vous pour gérer tout ça, pour rester unis ?
S. C. C'est une bonne question. Toute notre carrière est basée sur le malaise. Si on ne se dispute pas sans arrêt au sujet des choses les plus insignifiantes, on est pas bons. On est constamment brusqués, stressés, poussés dans des directions où ne veut pas aller, et à cause de ce chaos, on est en lutte permanente.


Mais vous parvenez à maintenir un équilibre...
S. C. On a pas le choix, on est le groupe élu, le meilleur groupe de toute la Terre. Actuellement, tu peux pas trouver un seul groupe qui soit meilleur que Slipknot. Tous ces petits groupes de métal merdiques avec qui ont joue, ce sont tous des pleurnicheurs, des bébés, de tels clichés ça me rend malade. Au final, le music business leur feront savoir quand ils seront finis. Moi je ferais savoir au music-business quand Slipknot sera fini. J'ai jamais eu besoin de toi, j'ai juste besoin des fans. Pour le premier album, on était une bande de gamins déchaînés ; maintenant, on est des adultes près à tuer. J'en ai marre des conneries. Si tu dis pas la vérité, je te parles pas. Je sais, je laisserais personne ruiner ma carrière avec des conneries. Je me souviens de ce que je dis, et si tu dis pas la vérité, si tu dis ce que ton patron veut que tu dises, je ne voudrait rien à faire avec toi. J'emmerde tes patrons. Cette époque est révolue mec, il faut que ça change, sinon tout est fini.


Que se passerait-il si un membre du groupe en avait marre et partait ?
S. C. Quand on se dispute et qu'on travaille, c'est pour l'art. Tout le monde en a marre, mais tout le monde adore ça, y a un équilibre parfait. On va rester ensembles un bout de temps, c'est la plus belle carrière du monde te la plus merdique en même temps. Ce qui arriverait si un mec partait, ça dépend quel mec (sourire) et quand je vois ces groupes de trois ou quatres mecs qui n'arrivent pas à s'entendre, ça me fais bien rire. Ce que je déteste avant tout, ce sont les clichés. Je ne serais pas un maillon de plus dans le music-business, dès que j'en aurais ma claque, tu n'entendras plus jamais parler de moi.



Et tourner, ça fait partie des choses positives ou négatives ?
S.C. : C'est chiant. C'est la chose la plus difficile du monde. Jai une femme et trois gosses ; c'est insupportable de se réveiller à Paris ou ailleurs sans ton âme soeur à tes côtés. Quelqueun mea dit il y a très longtemps : « Être en tournée, ceest 23 heures deenfer et une heure de pur paradis. » Ceest complètement vrai. Mais ça en vaut la peine. Je ne vois pas ma femme, mais jeai la chance de pouvoir parler pour une génération. Ça me fait peur quand je pense à ce que je vais pouvoir faire après Slipknot. Ceest tellement intense que je suis en train de devenir taré, je te jure. Moi je viens de là (il fait un geste englobant la ville - ndr) : petit, tranquille, chacun fait son truc dans son coin . Et là je me retrouve à parcourir la planète comme un fou.


Vous avez toujours eu des paroles amicales pour les fans français….
S.C. : Je me souviens de notre concert à Paris (en décembre 1999 ) comme si ceétait hier. Ceétait incroyable, jeai sauté dans la foule trois fois. Une expérience géniale. Les kids en Espagne sont complètement déjantés aussi ; on a joué à Barcelone et à Madrid, ils étaient fous. En revanche, à Amsterdam, ils sont tous défoncés, donc ils réagissent moins. C'est pas une blague : jey suis retourné une deuxième fois et c'était pareil !


Après avoir connu toutes ces expériences, que penses-tu de Des Moines ?
S.C. : J'aimerai toujours cette ville. Mais je ne supporte plus ses hivers. Il fait si froid que le vent te tuera. Je vieillis, mec, je veux pouvoir m'asseoir au soleil. Mais j'adorerai toujours Des Moines, son état d’esprit. Je joue dans le plus grand groupe de metal du monde et je viens de Des Moines. Sans commentaire. On est authentiques, on vient pas de L.A., on s'en fout de la hype, de la presse, etc. Je m'en fous de toi et de ton magazine, je ne veux plus jamais te revoir, mec. Pourquoi je devrais perdre mon temps avec ces conneries ?


Pourtant tu le fais .
S.C. : C'est par responsabilité envers les kids. Ils veulent m'entendre parler, et si ceci est un moyen de les toucher, alors je dois le faire. C'est ce que j'ai choisi, je ne peux pas refuser, même si je commence à en avoir sérieusement marre de faire des interviews.


Il t’arrive de douter ?
S.C. : Je me demande tout le temps si je suis censé être où je suis. Nous avons tous nos idées qui collectivement forment Slipknot. Mais, parfois, je me réveille et je me demande s'il y a quelqu'un qui m'écoute vraiment moi, si je ne suis pas simplement en train de participer à un cliché de plus, parce que dans ce cas je préférerais être aux côtés de ma famille. Ça me rend malade de penser que vous puissiez avaler tous ces clichés. (Il regarde la photo de Linkin Park en couverture de rock sound 91 ) Ça c'est un cliché, et ça me fait gerber. Ce mec croit quil est méchant parce qu'il s'est fait une crête ? Je dois jouer avec ces connards tout l'été (dans le cadre de l'Ozzfest ). Je les ai rencontrés, ils sont à chier, ils ne sont pas originaux. Ce mec (Chester) n'est même pas un membre originel du groupe, il l'a rejoint trois mois avant qu'ils sortent leur tube. Tout ça c'est bidon, pourquoi je voudrais faire partie de ce business ? J'ai hâte d'avoir ce gars en face de moi pour lui dire ce que je pense de lui et son groupe.


Mais tu acceptes quand même de jouer avec eux .
S.C. : C'est eux qui jouent avec moi, mec. Moi je joue avec Black Sabbath, ils ont inventé le metal, ils n'ont rien à prouver, ils sont les maîtres. (Prenant un ton menaçant ) Quant à Marilyn Manson, on joue avec lui parce que je veux le voir se planter. Il tiendra pas plus de cinq dates. Nous on est tellement à bloc en ce moment, personne ne pourra nous suivre. Tu peux essayer, essayer, essayer, essayer, tu ne seras jamais Slipknot. Linkin Park ? Tout le monde sait qu'ils sont bidon, mais personne ne moufte, c'est tout pour le fric.


Il fait tourner le monde.
S.C. : Pas mon monde ! Mon monde c'est ça : le ciel (il fait très beau ), des arbres verdoyants, de belles femmes (son épouse est assise à côté de lui ), de bons amis. J'en ai marre de faire comme tout le monde, d'aimer ce qu'on me dit d'aimer. Il n'y a rien de vrai dans tout ça, tout est fabriqué.


Tu détestes les clichés du music business, mais tout le mystère entourant le nouvel album, le refus d'en laisser filtrer une note, n'est-ce pas rentrer dans le jeu de ces clichés ?
S.C. : Non. On essaie simplement d'avoir le maximum de contrôle sur cet album. Ce n'est pas à proprement parler un concept-album, mais on y a mis énormément de travail, et je pense qu'on est très en avance sur notre temps. Ce ne serait pas rendre service aux gens que de laisser des fuites se répandre comme une traînée de poudre. On sait que l'album sera sur internet dès sa sortie et je m'en fous, la maison de disques j'en ai rien à péter, on veut juste que tout le monde découvre l'album en même temps. Les kids vous écoutent, s'identifient à vous.

Est-ce que ça vous donne une responsabilité, la nécessité de vous autocensurer ?
S.C. : Absolument. C'est ce que j'essaie d'enseigner le plus, la responsabilité. C'est ce que les gamins n'ont pas de nos jours. Ils apportent des flingues à l'école parce que personne ne leur interdit. Je ne dis à personne de ne pas faire quoi que ce soit, je leur dit au contraire de faire ce qu'ils veulent. Si t'es gay et tu veux être gay, vas-y, c'est ta vie. Si t'es jeune et tu penses avoir trouvé le grand amour, écoute les conseils de tes parents, de tous ceux qui sont là depuis plus longtemps que toi, mais au final, fais ce qui te rend heureux. Sinon dans ce monde pourri tu vas faire ce qu'on veut que tu fasses et tu finiras dans la case qu'on a prévue pour toi. Tu as donc un message de tolérance.


N'est-ce pas en contradiction avec votre image ultra-violente et négative ?
S.C. : Mais pourquoi ce serait moi le méchant ? Pourquoi pas le patron de compagnie pétrolière qui déverse des tonnes d'hydrocarbures dans l'océan ? Personne ne le montre du doigt, lui Il y a un paquet de gens dans le monde qui font bien plus de tort que nous. Moi j'apporte des choses positives aux gens, je les rassemble et leur fais oublier la réalité le temps d'un concert. Quelle que soit leur couleur, ils partagent une vibration, un idéal. Et je peux avoir une influence bénéfique sur leur vie. J'aime bien le terme de tolérance que tu as employé. C'est un bon mot.


Comment comprendre votre slogan « people = shit » alors ?
S.C. : Mais les gens sont de la merde. T'es humain, tu vois cet arbre et tu as envie de l'abattre. Tu vois, tu bouffes, tu chies, on est faits comme ça, mec. On est des parasites. Pourquoi abattre un arbre pour en faire une chaise ? Tu peux pas t'asseoir par terre ? Regarde ce qu'on fait, on épuise toutes nos ressources sans réfléchir. Ce monde ne nous appartient pas, on n'a pas le droit de le détruire. On est des entités dégueulasses, tout ce qu'on voit, on veut le détruire.




Tu vois un remède ?
S.C. : Le remède ? Que tout le monde disparaisse. Il nous faut un bon gros météore pour tout raser. Moi, je serai avec ma famille. Je les prendrai dans mes bras, toutes nos énergies se rassembleront et on partira ensemble. Ce monde est trop pathétique. Ça me fait gerber quand un type déverse son pétrole dans l'océan, pas une fois, mais trente, et personne ne l'en empêche ! Et moi, on me montre du doigt parce que je dis : « fuck this world » ? On oublie les choses vraiment importantes dont on a besoin pour survivre, comme le plancton, le premier élément de la chaîne alimentaire.


Tu te sens mal compris ?
S.C. : Tout le temps. Mais tous ceux qui veulent me crucifier sont des ignorants, des idiots, la plus vile espèce de bétail. J'aimerais bien pouvoir foutre une énorme baffe à tous ceux qui me comprennent de travers. Ça me plairait de commencer une interview en foutant une tarte au journaliste pour être sûr d'avoir son attention. Les fans de Slipknot sont des gens géniaux, mais je veux aller plus loin, contaminer la terre entière, ce type-là (il montre du doigt un touriste qui passe innocemment par là ), tout le monde. La blessure est déjà ouverte, je veux juste montrer aux gens qu'elle fait du bien. Laisse-la s'infecter, mec.


C'est quoi la blessure ?
S.C. : C'est la douleur d'être venu au monde. J'ai pas demandé à être là .


Le suicide est-il une solution alors ?
S.C. : Non, l'échec ne fait pas partie de mon univers. Je vais me battre, y arriver, j'aime ce défi, mais je n'aurais jamais dû être ici. Beaucoup de douleur, mec. Et ça ne fait qu'augmenter avec le succès. Parfois, j'ai pas envie de sortir de chez moi tellement j'ai mal.


Pour terminer sur une note plus légère, peux-tu me parler du remake de "Rollerball" pour lequel vous venez de tourner ?
S.C. : Pour commencer, j'ai adoré le premier "Rollerball". Il est très Slipknot dans l'esprit, complètement déjanté. Le nouveau sera un peu différent bien sûr, mais on est honorés d'en faire partie. On nous a proposés de le faire, et après avoir discuté avec John McTiernan lui-même (le réalisateur du film, également à l'origine de Predator et À la poursuite d'Octobre rouge), l'idée nous a plu. Dans le film, on est le groupe de l'équipe Argent, donc on apparaîtra plusieurs fois. McTiernan est un mec génial, et il adore vraiment Slipknot. Tout cela est sincère.


Dans ces scènes, vous jouez un de vos nouveaux morceaux ?
S.C. : Oui, une chanson qui s'appelle, euh . Enfin, je peux pas vraiment te le dire. C'est un nouveau morceau.


Toujours rebelles malgré le succès, les Slipknot ? Les contradictions inhérentes au groupe n'ont jamais manqué de sauter aux yeux de tout un chacun. Leur haine du music business ne les gêne (heureusement) pas pour se prêter au jeu des interviews, tandis que leur rejet sans appel des clichés de rock stars ne les empêche pas de protéger leurs nouvelles créations d'une très officielle chape de silence digne d'un Tool. Toutefois, et passer une après-midi avec celui dont les idées mènent le groupe est le meilleur moyen pour s'en convaincre, la sincérité et l'authenticité de ses membres (venir de Des Moines est peut-être un moyen d'attirer l'attention, mais c'est aussi et surtout la home town de huit d'entre eux) semblerait ne pas pouvoir faire de doute. Tout en émettant quand même quelques réserves quant au goût plus que douteux de leurs nouveaux brassards, on admettra que dans un univers où l'artificialité est la règle, voilà une certaine bouffée d'air frais. Cette impression sera-t-elle confirmée sur scène ? Chacun en jugera par soi-même.

# Posté le lundi 20 septembre 2004 12:31

Modifié le vendredi 19 août 2005 05:22

slipknot

slipknot
Il est indéniable que la scène néo n'a fait que des progrès depuis ses débuts. Tous les groupes majeurs qui en sont issus se sont longtemps cherchés et certains ont réussi à avorter d'albums d'une classe énorme appelés à plaire aux metalleux tradionnels. Je pense entre autres à Korn et son mémorable Untouchables. Slipknot, avec Vol.3 : The Subliminal Verses, accouche de son chef d'oeuvre qui marquera bien plus que l'année 2004 et bien plus que les fans de nu metal formaté. Alors que les deux premiers albums de Slipknot n'avaient d'incroyable que le succès (inexplicable) qu'ils ont engendré, la nouvelle cuvée affiche une maturité hors normes et une diversité déconcertante. La patte Slipknot est certes toujours présente mais elle se met au profit de véritables morceaux aux mélodies intéressantes et aux constructions remarquables, le tout étant magistralement produit par Rick Rubin.

Dès le début de la galette, on sent que le ton a changé et que Slipknot a décidé de montrer au monde un visage plus subtil. Prelude 3.0 passe en revue, comme une bonne introduction d'une copie de philosophie (le BAC approche, lord vous aide à réviser), ce qui sera traité au cours de Vol.3 : The Subliminal Verses. On y entend donc aussi bien des mélodies chantées que rythmiques couplées avec des plans de guitare aérés rappelant de façon surprenante la scène indie. On retrouve aussi cet esprit rock indépendant sur Duality, le premier single -fort bien choisi soit dit en passant-, qui laisse tout de même énormément de place aux rythmiques écrasantes typiquement nu metal. Mais le chant de Corey Taylor, superbement varié se montre d'une redoutable efficacité tant dans les cris que, surtout, dans les passages calmes quasi-murmurés des couplets. Tout simplement déroutant... Néanmoins, les surprises ne font que commencer!

En effet, Vol.3 : The Subliminal Verses contient des... ballades... et des vraies... mais pas sirupeuses pour un sou comme le champ lexical du terme pourrait le laisser sous entendre (lord vous aide maintenant avec votre BAC de Français). Circle possède même des arrangements avec instruments à cordes et le résultat n'est pas pour autant people grâce en grande partie à un travail sur les samples d'une grande inventivité. Vermilion Pt.2 est encore plus réussie dans le genre (cordes inside encore un fois) et laisse apparaître un Corey Taylor chantant à fleur de peau sur un fond sonore hanté d'une beauté vierge. Enfin, l'ultime titre Danger - Keep Away rappelle l'ambiance planante des derniers Radiohead (!!!) et permet de refermer l'album sur une note plus réussie que The Virus Of Life, l'avant dernier morceau, expérimentation un peu futile. Toujours est-il que Danger - Keep Away clôt Vol.3 : The Subliminal Verses de la plus étonnante des manières, plus encore que le début de ce même album.

Mais il serait faux de ne voir en Vol.3 : The Subliminal Verses qu'un album qui défriche de nouveaux territoires pour Slipknot, le groupe de l'Iowa. Le disque comporte bon nombre de chansons plus "normales" de qualité variable. Du côté des morceaux très plaisants on citera Three Nil et ses blast beats furieux couplés à un refrain hargneux et mélodique à la fois qui fera le bonheur des fans de la première heure. Opium Of The People et The Nameless font pour leur part penser à du Soilwork avec cet enchaînement dévastateur de vocaux thrash et clair. Du côté des morceaux plus anecdotiques, nous retrouvons Welcome et aussi Pulse Of The Maggots qui retombent dans les travers passés du groupe à savoir une construction agressive qui ne débouche réellement nulle part. Toutefois quel que soit le degré de réussite des compositions, elles sont toutes placées sous le signe d'une recherche musicale. Les plans se relaient, s'entremèlent et s'enchevêtrent de la meilleur des façons. L'exemple le plus représentatif de cette tendance est sans aucun doute The Nameless absolument non linéaire et jubilatoire jusqu'au bout.

Mais des titres comme Before I Forget ou Vermilion ne sont pas en rade non plus avec une instrumentation féroce jouant parfaitement sur le contraste que Slipknot arrive maintenant à dégager de sa musique. Slipknot réussit donc un coup de maître avec cet album qui n'a pas fini de faire couler de l'encre cybernétique. Car d'une part se trouvent les amateurs des deux premiers albums qui risquent d'être déçus par la recherche musicale de cet opus et de l'autre les détracteurs habituels du groupe. Entre les deux, ceux qui ont changé de camp avec ce disque, convaincus de la nouvelle force de Slipknot qui pourra aborder avec une grande sérénité le concert du Parc Des Princes en première partie de Metallica. A la lecture de cette chronique, vous aurez bien entendu compris par vous-mêmes de quel côté je me place...

# Posté le lundi 20 septembre 2004 12:26

corey

corey
corey taylor
Corey est le chanteur ensorceleur. Il a travaillé dans un sex shop
dans sa ville natale de Des Moines avant de rejoindre le groupe. Il
porte un masque de cuir au visage déformé avec des locks faites à
partir de ses propres cheveux ! Il s'implique énormément dans
l'écriture des chansons, son enfance difficile est une source
d'inspiration pour lui (il se droguait à la coke à 15 ans et il n'a
pas connu son père - ndr). Corey est l'ex-chanteur d'un autre groupe
de l'Iowa "Stone sour", Note: "On ne se cache pas derrière ces masques,
au contraire... On révèle bien + de choses que tu ne peux l'imaginer.
En + ça fait mal de porter ça, ce qui me donne encore + de force.
" Surnom : The Sickness"
place:vocal
numéro:8

# Posté le lundi 20 septembre 2004 12:18